Atelier pilote du 21 au 24 août 2013 département du Noun

logo

Cercle dans lequel il y a la carte du Cameroun (pour indiquer la dimension nationale du projet) et une personne aux yeux bandés (symbole de la déficience visuelle) assise devant un ordinateur portable. Tout autour du cercle on a l’abréviation ANAUMIC en grands caractères, suivie de sa définition en petits caractères.


COMPTE RENDU DE L’ATELIER PILOTE DE SENSIBILISATION ET DE VULGARISATION DES TIC ADAPTEES DU 21 AU 24 AOUT 2013 DANS LE DEPARTEMENT DU NOUN


Retour page Rapports Ateliers_



1- Introduction

Dans le cadre de ses activités et en respect de son plan d’action 2013-2014, l’Association Nationale des Aveugles Utilisateurs du Matériel Informatique du Cameroun (ANAUMIC) a tenu du 21 au 24 août 2013 dans la ville de Foumban, un atelier de formation et de sensibilisation des aveugles et malvoyants du département du NOUN sur les TIC adaptées à la déficience visuelle.
Cet atelier pilote dont le thème général était : «Ensemble brisons l’écran qui sépare les déficients visuels des TIC », avait comme objectif majeur, de capaciter les aveugles et malvoyants de Foumban et de ses environs en matière de connaissance des TIC adaptées et leur montrer en quoi elles constituent une nouvelle option d’épanouissement et d’intégration sociale.

2. Départ /arrivée de la délégation de l’ANAUMIC dans la ville de Foumban

C’est le mercredi 21 août 2013 aux environs de 22 h 30 mn, que l’équipe de l’ANAUMIC constituée de cinq (05) personnes s’est rendue dans la ville de Foumban, à bord de l’un des bus de l’agence de transport inter urbain Super Confort.
Cette délégation regroupait les membres suivants :
a. Urbain Serge KENNE, chargé des projets ;
b. Marie-Paule MINYEM, deuxième vice-présidente de l’ANAUMIC ;
c. Leonel Joël TCHUENTE, secrétaire général ;
d. Martine ATANGANA MENGUE, trésorière ;
e. Mirabelle MVOE, membre guide.

Arrivés à Foumban au petit matin de jeudi, et après une trentaine de minutes d’attente à la gare, nous avons rejoint le quartier Jimbam, où nous attendait M. Abdoul Aziz NJOYA, sympathisant de l’ANAUMIC, chargé de notre accueil et de notre hébergement.
Après quelques modalités pratiques pour notre installation, nous nous sommes tout de suite préparés afin de rejoindre la Délégation départementale des Affaires Sociales pour le NOUN, lieu de la tenue de cet atelier pilote.




3. Activités de la journée du 22 août 2013

Le programme de la journée de l’Atelier pilote se présentait comme suit :

En matinée
- Ouverture officielle de l'atelier (allocutions de circonstance)
- Exposé sur l’importance des TIC dans la vie des aveugles
- Démonstration pratique sur l’appropriation des TIC chez les aveugles
- Photo de famille
- Pause
En après-midi
- Initiation des participants à l’usage d’un ordinateur
- Séance de questions/réponses et identification des opportunités et menaces
- Mise sur pied de l’antenne départementale de l’ANAUMIC pour le Noun
- Clôture de l’atelier
- Remise des appuis et attestations de participation.

3.1. Ouverture officielle de l'atelier
Initialement prévue à 9h30 mn, c’est aux environs de 11h30 que la cérémonie officielle de cet atelier a commencé, avec l’arrivée de M. NAMBA, deuxième adjoint au préfet de la localité, accueilli par le Délégué départemental des Affaires Sociales du Noun et la vice-présidente de l’ANAUMIC, les participants à l’atelier ainsi que quelques curieux.
Après la présentation du programme de la journée à l’assistance par M. Serge KENNE, s’en est suivi l’exécution du chant patriotique, reprit en cœur par tous les participants.



photo

photo de famille, on y voit en premier plan, de la gauche vers la droite, Marie Paule Minyem, vice présidente de l'Anaumic et chef d'équipe, le préfet adjoint du Noun, le Délégué départemental des Affaires sociales pour le Noun et en arrière plan, les autres participants à l'atelier.


Par la suite, la parole est donnée au Délégué départemental des Affaires Sociales pour le NOUN.

3.2. Mot de bienvenue du délégué départemental des affaires sociales pour le NOUN

Prenant la parole, M. Kimbi Frederick Johnson va souhaiter la bienvenue à Monsieur le Préfet ainsi qu’à délégation de l’ANAUMIC dans la ville de Foumban, avant de remercier l’ANAUMIC d’avoir choisi le département du NOUN comme point de lancement de ce projet pilote.
« C’est une grande première dans le département du NOUN, et nous sommes là pour voir comment les aveugles vont travailler sur l’ordinateur » va-t-il déclarer, avant de souhaiter un bon séjour à l’ANAUMIC dans la ville de Foumban.
Par la suite, c’est au tour de la vice-présidente de l’ANAUMIC de dire un mot en lieu et place du président empêché.

3.3. Mot de la vice-présidente de l’ANAUMIC

La vice-présidente de l’ANAUMIC Marie-Paule MINYEM va présenter la motivation principale qui a poussé l’ANAUMIC à venir dans le département du NOUN, notamment sa volonté de faire disparaître l’analphabétisme numérique parmi les déficients visuels du Cameroun.
D’où le thème de ce projet: «Ensemble brisons l’écran qui sépare les déficients visuels des TIC ».
Elle ne va pas passer par quatre chemins pour faire comprendre à l’assistance que l’ANAUMIC est une jeune association qui ne dispose pas de moyens et n’a que sa volonté et la jeunesse de l’équipe qui la constitue, gage de son engagement et de son dynamisme.
Par la suite, elle va présenter les différentes personnes qui composent la délégation de l’ANAUMIC qui a fait le déplacement pour la ville de Foumban.
À sa suite, c’est au deuxième adjoint au préfet de prendre la parole.

3.4. Discours d’ouverture de l’atelier par le deuxième adjoint au préfet

M. l’adjoint au préfet va dire sa joie, l’honneur et l’agréable devoir qu’il a de prendre la parole en lieu et place du préfet (qui a tiré sa révérence) pour l’ouverture officielle de l’atelier pilote de sensibilisation et de vulgarisation des TIC adaptées à la déficience visuelle dans le département du NOUN.
Il va remercier la vice-présidente de l’ANAUMIC ainsi que l’équipe qui l’acompagne d’avoir fait le déplacement pour la ville de Foumban.
Ses remerciements iront aussi à l’endroit des participants à cet atelier pour leur présence, preuve de leur adhésion à cet important projet.
Il va rappeler que ce projet rentre en droite ligne avec la politique gouvernementale en matière d’encadrement et d’amélioration du bien-être des personnes déficientes visuelles. En outre, cette initiative rejoint celle du Ministère des Affaires Sociales qui dans ses objectifs, ne ménage aucun effort pour que cette couche sociale ne soit pas marginalisée. Il va réitérer l’engagement et la volonté du gouvernement pour ce type de projet, qui concourt au bien-être et à l’autonomie des personnes non et malvoyantes.
Il va ensuite rappeler que les TIC apparaissent de nos jours comme un facteur ô combien important dans toute l’action de personnes soucieuses de leur avenir.
Car son impact dans la vie active n’est plus à démontrer.
« Ne dit-on pas que l’analphabète d’aujourd’hui est celui qui ne maîtrise pas l’outil informatique ? » va-t-il ajouter avant de marteler que : « les personnes aveugles ne doivent en aucun cas être à la marge de l’évolution du monde, car les TIC ne sont pas seulement réservées aux personnes voyantes ».
En outre, un appel de sa part va être adressé à l’endroit des personnes déficientes visuelles du département du NOUN, afin que ceux-ci adhèrent à cet important projet porteur d’avenir, afin de tirer le meilleur profit des TIC.
Tout en les exhortant à se mettre ensemble au sein des associations pour bénéficier des appuis multiformes des pouvoirs publics, des organismes internationaux et bien d’autres, comme ceux que les apporte l’ANAUMIC.
Il leur demandera aussi d’être actifs et entreprenants, et de tirer le meilleur profit de cet atelier afin de participer pleinement à l’émergence du Cameroun à l’horizon 2035.
En réitérant ses remerciements à l’ANAUMIC, il va déclarer ouvert les travaux de l’atelier pilote de sensibilisation et de vulgarisation des TIC adaptées aux personnes déficientes visuelles du département du NOUN.

3.5. Exposé sur l’importance des TIC dans la vie des aveugles

Après la phase des discours, place est donnée à M. Urbain Serge KENNE, chargé des projets au sein de l’ANAUMIC, pour son exposé sur : «l’importance des TIC dans la vie des aveugles ».
En guise d’introduction, il va présenter un état des lieux de la situation des personnes handicapées dans le monde en général, en disant que la population des personnes handicapées dans le monde ne cesse de grandir.
On apprendra que le tout récent rapport de l’Organisation Mondiale de la Santé (OMS) sur le handicap rendu public en juin 2011, revèle que les personnes handicapées représentent 15 pourcent de la population globale et selon l’OMS, il y a 314 millions de personnes atteintes de déficience visuelle, dont 1.5 millions d’enfants de moins de 15 ans.
Il ressort également de cet exposé que le risque de cécité est de 5 à 10 fois plus élevé dans les pays en voie de développement que dans les pays industrialisés.
90 pourcent des aveugles vivent dans les pays à ressources limitées.
L’Afrique compte environ 7 millions de personnes aveugles, 9 millions en Inde et 6 millions en Chine.
Cette population risque de doubler d’ici 2020, conséquence de l’accroissement démographique et du vieillissement de la population.
Aggravant encore cette situation qui prive de nombreux êtres humains de leur droit fondamental qui est le droit à la vue.
Il va poursuivre en disant que le gouvernement et ses partenaires du secteur privé ne ménagent aucun effort afin d’apporter des solutions aux besoins spécifiques de cette catégorie de personnes.
Ceci passe par la scolarisation, des appuis dans le secteur des activités génératrices de revenus (AGR), etc.
Par ailleurs, l’intervenant a indiqué que dans le contexte actuel qui est celui des sociétés de l’information, de nouvelles perspectives d’épanouissement et d’intégration sociale s’offrent aux handicapés.
Jusqu’ici, les moyens traditionnels de communication qu’utilisent les handicapés visuels n’offraient qu’un accès limité à l’information.
Cependant, avec l’avènement des TIC, de nouvelles possibilitées d’intégration sociale s’offrent au non et malvoyants.
Il va souligner que la vocalisation des appareils numériques est devenue à travers le monde un puissant catalyseur d’autonomie et d’intégration sociale des personnes déficientes visuelles.
Et de continuer en disant que son exposé doit répondre à une question fondamentale à savoir : quelles sont les opportunités que les TIC peuvent offrir aux aveugles et malvoyants camerounais en général et à ceux du NOUN en particulier.
Dans la suite de son exposé, il va démontrer le rapport qui existe entre les TIC et l’inclusion sociale des déficients visuels.
Il montrera à cet effet que les TIC offrent la possibilité de compenser les incapacités physique, fonctionnelle, notamment la perte de la vue, en adaptant les supports numériques pour tous ceux qui n’ont pas accès au langage verbal ou écrit.
Aussi, les TIC permettent de consolider les liens entre les personnes à travers Internet.
C’est également une fenêtre sur le monde qui permet aux personnes handicapées d’échanger, d’apprendre, par des plates-formes dédiées au handicap.
Il va ajouter que selon Handiplus, association basée en France, les TIC permettent aux personnes handicapées d’avoir plus d’autonomie et une possibilité accrue de développer des relations sociales.
Sur le plan éducatif, pour les élèves et étudiants handicapés, l’ordinateur est une véritable révolution puisqu’elle permet à ces derniers de pouvoir se relire.
Plus besoin de se faire assister par un transcripteur qui doit transcrire en écriture ordinaire les feuilles du non voyant écrites en braille.
Désormais, avec la maîtrise des TIC, le nonvoyant peut directement remettre son travail dans un support numérique à son enseignant, ou le transmettre via Internet.
D’où l’impératif de la maîtrise de la manipulation de ces supports.
De plus, l’acquisition des textes par un scanner à travers un logiciel de reconnaissance de carractère (OCR) tel que Omnipage permet aux personnes en situation de handicap visuel d’avoir accès à des documents saisis.
Aussi, Internet offre la possibilité aux élèves et étudiants handicapés visuels de consulter des bibliothèques en ligne en format texte ou audio.
Sur le plan professionnel, les TIC sont donc une fenêtre qui mérite d’être explorée.
Les TIC donnent la possibilité aux handicapés visuels de mieux s’intégrer dans le milieu professionnel.
Il va citer l’exemple de Benjamin MBELE, ce non voyant exerçant à PROMHANDICAM, à Yaoundé, qui par la maîtrise de l’outil informatique est spécialisé dans la transcription des documents en braille.
Ou encore celui de Silvice TCHOUAGOUA, cette nonvoyante qui exerce dans la photocopie à Bafoussam et dont la maîtrise des TIC lui est d’un grand apport dans son activité.
De plus, avec les TIC, de nombreux métiers s’ouvrent aux déficients visuels tel que le développement de sites Web, des logiciels et bien d’autres.
En guise de conclusion, les TIC permettent de briser ce stéréotype qui voudrait que la personne handicapé visuelle ne puisse pas avoir accès à l’outil informatique dans ce siècle où le plus grand combat est celui contre l’analphabétisme numérique.
D’où la nécessité de reculer les barrières qui empêchent encore les handicapés visuels d’avoir accès aux TIC adaptées à leur déficience.
C’est sur ces mots qu’il va terminer son exposé sous les applaudissements de tous les participants.

3.6. Démonstration pratique sur l’appropriation des TIC chez les aveugles

A la suite de cet exposé, s’en est suivi une démonstration, par M. Leonel Joël TCHUENTE, de l’utilisation d’un ordinateur par une personne non voyante, notamment la saisie d’un texte, l’ouverture et la lecture d’un document, l’utilisation d’une clef USB. Tout ceci enrichit par des explications sur les différentes manipulations.
Une photo de famille et un casse croute sont venus mettre fin à la première partie du programme de la journée.

4. Initiation des participants à l’usage d’un ordinateur

Après avoir repris des forces et échangé avec quelques participants, le décor est planté pour la seconde partie du programme de la journée, notamment l’initiation des participants à l’utilisation d’un ordinateur.
Cette phase de la journée est dirigée par M. Leonel Joël TCHUENTE, assisté de Serge KENNE.
Cette initiation s’est particulièrement axée autour des points suivants :
1. Bref historique de l’informatique ;
2. Le software ;
3. Le hardware ;
4. Présentation et utilisation d’un clavier par un non voyant.
Les participants ont été initiés à l’utilisation d’un clavier standard et à l’utilisation de quelques touches qu’ils ont expérimentées avec satisfaction.

4.1. Séance de question et identification des obstacles

Au terme de cette initiation, la parole est donnée aux participants pour d’éventuelles questions.
M. NJOYA va demander comment faire pour avoir une formation accélérée en informatique afin de former d’autres aveugles et si l’accès aux TIC se limite uniquement aux ordinateurs chez les aveugles.
Leonel TCHUENTE va répondre en disant que pour le moment, pour avoir une formation en informatique adaptée, il faut se rendre à Yaoundé au Centre sous régional de formation en informatique adaptée (situé au Collège de la Retraite), et que l’accès aux TIC chez les aveugles concerne tous les appareils numériques qui peuvent être vocalisés tels que les téléphones, les montres, etc.
Au terme de ces échanges, tous étaient d’accord sur la nécessité de se former à l’usage d’un ordinateur.
Serge KENNE va demander aux participants quels sont les obstacles qui pourraient les empêcher d’avoir accès aux TIC.
Tous étaient unanimes : le manque de moyens financiers pour leur déplacement et l’accès au matériel informatique qui est généralement onéreux.
Serge KENNE va dire que tout part de la volonté qui est le premier élément qu’ils doivent avoir.
Car c’est à partir du moment où ils vont montrer leur volonté d’avoir accès aux TIC tout comme ils l’ont fait pendant l’atelier, que l’on va réfléchir et mettre sur pied des stratégies pour leur permettre d’avoir accès aux TIC.

4.2. Clôture de l’atelier

La formation achevée, les neuf participants non voyants vont recevoir chacun une attestation de participation à l’atelier de Foumban.
Aussi, chaque participant va recevoir un appui financier allant de 500F à 1000F pour amortir son transport.
Une pluie de bénédiction est venue mettre fin à ces travaux aux environs de 17h30 mn, et on pouvait lire sur les visages des participants une grande satisfaction d’avoir participé à cet atelier.

5. Activités de la journée du 23 août 2013

Comme le prévoyait le programme des activités à mener à Foumban, la journée du vendredi 23 août 2013 a été consacrée à la rencontre avec les leaders communautaires et religieux de Foumban, à l’effet de poursuivre la sensibilisation.
Ainsi, l’équipe de l’ANAUMIC a eu l’honneur d’être reçue par sa majesté Mfopou Njitaname Mohamadou, premier adjoint au chef supérieur du groupement de Mambain. Elle a également bénéficié d’une audience avec l’Imam Hassan de la Mosquée de Mendosa.



photo

On voit sur cette photo la membres de la délégation de l'ANAUMIC entourés par le chef de Mambain et l'Imam de Mendosa.


Dans la foulée, elle a procédé à la visite du musée chargé de mémoire du Palais des rois Bamoun sous la conduite du guide Jérôme Ngomya, avant de boucler ce séjour par l’escale chez l’adjoint à l’Imam de la Grande Mosquée de Foumban.

5.1. Echange avec l’adjoint au Chef du groupement de Mambain et avec l’Imam

En l’absence du Chef de quartier, nous avons été reçus par son adjoint, sa majesté Mfopou Njitaname Mohamadou, très vite rejoint par l’Imam Hassan de la Mosquée de Mendosa accompagné d’un de ses amis.
Après leur avoir présenté l’objet de notre venue dans le département du NOUN, et montré les avantages des TIC chez les déficients visuels, nous leur avons remis un dossier d’information comportant des renseignements nécessaires sur l’ANAUMIC, ses objectifs, ses projets ainsi qu’une liste de liens internet utiles pour les aveugles et malvoyants.
L’adjoint au chef du quartier va remercier l’ANAUMIC de s’être rapprochée de la chefferie pour l’associer à cette mission de sensibilisation sur les TIC adaptées aux personnes handicapées visuelles qui sont source d’espoir pour les aveugles du NOUN.
Il va aussi manifester sa fierté de faire partie des agents de relais de ce nouveau moyen d’intégration sociale des non et malvoyants de Foumban.
Par la suite, le cap est mis en direction du palais royal pour une rencontre avec le Sultan.

5.2. Visite au palais royal de Foumban

Les démarches entreprises avant notre arrivée et pendant la première journée de notre séjour dans la ville de Foumban, ainsi que le long moment passé à faire le pied de grue dans la cour du palais royal, n’ont pas suffi pour décrocher une audience avec le Sultan des Bamoun, El Hadj Ibrahim Mbombo Njoya.
Ce rendez-vous manqué se justifie sans doute par le programme très chargé du Sultan, en raison de son implication dans la préparation des obsèques du préfet du Noun, décédé une semaine avant notre arrivée.
Cependant, nous ne sommes pas sorties du palais les mains vides.
Une autorisation gracieuse de visite du musée royal nous a été offerte par Oumarou Charé, Chargé des Affaires Culturelles du Palais.
Celle-ci nous a permis de découvrir l’histoire et l’immense richesse culturelle des Bamoun. Nous n’avons pas résisté à la tentation d’emporter quelques objets souvenir et d’immortaliser ces moments riches de découverte, à travers des photos prises dans la cours du palais.

5.3. Escale chez l’adjoint au grand Imam de la Mosquée centrale de Foumban

Partis du palais royal aux environs de 16 heures, c’est au domicile de Nji Nsangou Mama Awel, président des Oulama de Foumban et adjoint à l’Imam de la Mosquée centrale de cette ville, que va s’achever le périple des ambassadeurs de l’ANAUMIC dans le Noun.
Ici, il nous est signalé que l’Imam est en déplacement.
En revanche, nous avons été reçus par son épouse, Madame Aminatou à qui nous avons expliqué l’objet de notre visite.
Les questions liées à la place des TIC dans l’intégration sociale des aveugles du Noun ont meublé nos échanges.
Très réceptives à l’objet de notre visite, elle nous a religieusement écouté et a reçu un dossier d’information à remettre à l’Imam de retour de voyage.

6. Conclusion

Notre mission dans la ville de Foumban va se terminer ce jour 23 juin 2013 autour d’un repas dans un restaurant de la place, où nous avons profité pour faire un débriefing (premier bilan) de notre mission et échangé sur les modalités pratiques de notre retour à Yaoundé.
C’est ainsi que Martine ATANGANA MENGUE, Marie Paule MINYEM et Mirabelle MVOE vont prendre la route le vendredi soir aux environs de 22 heures.
Leonel Joël TCHUENTE et Urbain Serge KENNE les suivront le samedi matin, nous sommes le 24 juin 2013.
Finalement, c’est avec le sentiment d’une mission accomplie, le cœur léger et avec la fierté d’avoir bravé les réalités du terrain que nous avons quitté Foumban, la cité des arts.
Eu égard à l’engouement que cette phase pilote a suscité auprès des non et malvoyants, on ne peut ne pas envisager, dès maintenant, l’extension progressive de ce projet à d’autres régions du Cameroun.
Toutefois, après avoir entièrement financé ce coup d’essai par les cotisations des membres de l’ANAUMIC, l’ampleur des défis à relever impose une recherche des financements extérieurs à l’ANAUMIC.
Pour ce faire, nous comptons sur le soutien des pouvoirs publics, des acteurs privés ou des partenaires internationaux pour continuer à réduire le fossé numérique et au bout du compte, briser l’écran qui sépare les aveugles de l’ordinateur.
On ne manquera pas d’exprimer notre profonde gratitude à Abdou Aziz Njoya pour son aide inestimable et à Clément Mefire, journaliste de PUAKONE Radio, qui a assuré la couverture médiatique de cet atelier au niveau local.
Ainsi s’achève ce rapport de l’atelier pilote de Foumban entièrement financé par les cotisations des membres de l’ANAUMIC.

Fait à Yaoundé, le 25 août 2013.



Le Chargé des Projets

Le Secrétaire général

Urbain Serge KENNE

Leonel TCHUENTE



Contact


POUR TOUTES VOS DEMANDES, REMARQUES OU SUGGESTIONS, ENVOYEZ UN E-MAIL A :


Association Anaumic_Cliquez ici :


Renseignements complémentaires au :
(+237) 243 56 70 34
699 48 06 88
674 73 57 56
691 83 87 81



Adresse Postale:
B.P. 159
YAOUNDÉ
Cameroun

Retour page précédente_